Mardi 29 mai 2012 2 29 /05 /Mai /2012 17:13

quelques films, quelques livres.

"L'Apollonide, Souvenirs de la maison close" : Je voulais voir ce film depuis sa sortie, il y a déjà un an je crois. C'est un film de Bertrand Bonello avec Noémie Lvovsky et Hafsia Herzi. L'histoire se passe à la fin du 19ème siècle dans une maison close. On voit le quotidien des prostituées, leurs vies, leurs rapport entre elles et avec les hommes. Visuellement, c'est très beau, ce film est comme un tableau, un tableau qui prend vie. D'une pose lascive sur un canapé en velours, on passe à l'abri des regards dans une chambre où les femmes et les hommes "font commerce". Les tenues sont belles, les perles brillent et les regards énigmatiques des femmes en disent long sur ce qu'elles pensent, ou ne pensent pas. Mais je n'ai pas tellement accroché, je crois qu'il me manquait une véritable intrigue. Et puis l'histoire glauque de la femme "au sourire" m'a franchement dérangée. En fait, en ce moment, j'en ai marre de voir de la perversité et du sang au cinéma.

J'ai aussi vu "Le Skylab". Une réunion de famille en Bretagne, pendant l'été 79. Comme dans la majorité de ses films, Julie Delpy y est à la fois réalisatrice, scénariste, actrice. Ici, elle donne la réplique à des acteurs extras, dont Eric Elmosnino, Bernadette Lafont (super drôle), Aura Atika, on retrouve ici aussi Noémie Lvovski et plein d'autres.

Le Skylab, c'est des repas de famille qui s'éternisent comme on en connaît et des heures entières où l'on prend juste le temps de vivre, de se reposer sur le sable chaud, en maillot ou robe à motifs vichy, une grosse paire de lunettes sur le nez. C'est aussi des engueulades entre féministes et droitistes, entre artistes et anciens soldats revenus de la guerre. Tout ça sur fond de post libération sexuelle des années 70. Tout sonne juste, dans les moindres détails, le rythme, la petite musique du texte, les situations. Il y a un côté  singulier que j'aime beaucoup dans le cinéma de Julie Delpy, c'est frais, ça fait du bien.

Et comme je lis Causette chaque mois, j'ai aussi lu plusieurs bouquins dont le magazine a parlé:

Beauté Fatale, les nouveaux visages d'une aliénation féminine, de Mona Chollet : Si on doit en retenir un seul, c'est celui-là. Il est pertinent et décapant bien comme il faut, certains trouvent le ton agressif, je dirais que c'est la réalité qui est agressive et violente, pas les propos de l'auteur. Ce livre devrait même être étudié en cours de philo au lycée.

Je suis une créature émotionnelle, de Eve Ensler :  Je viens de le commencer. Son rapport à elle-même, à son image, ses relations, et encore bien d'autres choses dans la vie d'une femme, c'est ce que Eve Ensler raconte ici sous forme de témoignages (réels ou fictifs, inspirés par des rencontres) poèmes, ...

Sois belle et Bats-toi, de Yolaine de la Bigne: La maquette m'a un peu rappelé celle de Merci les filles! (collectif) Des photos, des slogans et des chiffres chocs. Mais alors que dans Merci les filles! il était plus question des avancées pour les droits des femmes en particulier sur les 40 dernières années, Sois belle ... rend compte de la situation actuelle dans le monde. Les sujets sont classés par thème, "le quotidien" "la pensée" "la tradition" etc...

blog 105

Ecrire un commentaire
Voir les 0 commentaires
Lundi 28 mai 2012 1 28 /05 /Mai /2012 15:00

A propos de Titanic, la mini-série créé à l'occasion du centenaire du naufrage, et sorti en avril, je l'ai regardée en partie parce que le créateur est Julian Fellowes, qui a aussi créé la série Downton Abbey. Je m'attendais à retrouver le style et l'atmosphère Downton... L'histoire du Titanic se situant à la même époque que Downton..., on retrouve évidemment un style sur le plan visuel, les costumes&coiffures, la mode de l'époque. On retrouve aussi les intrigues familiales et amoureuses que Julian Fellowes développe bien dans Downton..., en s'intéressant à toutes les couches de la société. Mais bon à part ça, je n'ai pas trouvé la mini-série très réjouissante. Il y a un tas d'inexactitudes sur les évènements qui sont arrivés sur le paquebot et même si c'est une fiction, on connait trop bien l'histoire du Titanic pour passer à côté de certains détails. Et puis ça part un peu dans tous les sens, les histoires se mélangent et on perd la trace de certains personnages. J'ai trouvé dommage aussi les retours en arrière au cours de l'histoire, ça casse le rythme et l'intrigue perd en intensité. J'attendais cette mini-série avec impatience mais bof bof.


J'ai aussi regardé Mildred Pierce avec Kate Winslet, qui a reçu un Golden Globe pour son rôle, et Evan Rachel Wood. La série est adaptée du roman de James M. Cain. On est dans le Los Angeles des années 30. C'est l'histoire d'une femme qui met son mari à la porte, se démène pour faire vivre ses filles et surtout, va essayer de préserver son rang social envers et contre tout, malgré les difficultés économiques suite au Krach de 29. C'est aussi l'histoire de cette femme, mère de famille, et de sa fille Veda, l'histoire d'une mère (trop) protectrice qui aime d'un amour irrationnel son monstre de fille machiavélique. Les 2 actrices sont excellentes. L'une parce qu'elle interroge sur la parentalité et l'amour inconditionnel d'un parent pour son enfant, l'autre parce qu'elle incarne à merveille le pire cauchemar pour une mère.

mildred-pierce.jpg

Ecrire un commentaire
Voir les 0 commentaires
Dimanche 27 mai 2012 7 27 /05 /Mai /2012 08:49

 
Ecrire un commentaire
Voir les 0 commentaires
Samedi 26 mai 2012 6 26 /05 /Mai /2012 20:00

Aujourd'hui, il y avait quelques évènements shopping plutôt cool à Genève. J'ai d'abord filé à Thelma&Louise, l'ancienne boutique Mais il est où le soleil?, dans la vieille ville, qui a changé de nom mais qui vend encore la marque soleil.  

Thelma&Louise accueillait les créations d'Uzume, à l'occasion d'un circuit "boutique itinérante". C'était très sympa, Uzume s'est pas mal diversifié depuis le début de son histoire. On trouve maintenant plus de styles de bijoux, toujours très féminins, des sautoirs, des bagues en argent, et puis des étoles, des housses à coussins, sacs, carnets, habits pour petites filles,... Les créatrices offraient gentiment un verre de kir à toutes les clientes, on a discuté de choses diverses, et puis j'ai choisi des petites choses pour faire des cadeaux.

Ensuite, je suis allée jeter un oeil à la Salle Centrale Madeleine où se tenait la "Geneva Saturday Shopping".  Il y avait un grand destockage avec des prix cassés et je sais plus trop combien de marques. J'ai trouvé 1 robe avec des perles et de la dentelle, Mais il où est le soleil? de la collection été 2012 environ 3 fois moins cher qu'en boutique. J'ai un peu halluciné, du coup j'en ai pris une deuxième dans une autre couleur... Logique. Et sur un autre stand, j'ai trouvé des chaussures dans une teinte indéfinissable, un rose ancien, qui tire sur le mauve ou le gris selon la lumière.

Et puis je me suis arrêtée chez Les Fripeuses qui a reçu la collection été de Kling.

blog 087

blog-103.jpg

blog-095.jpg

blog-091.jpg

 

blog-088.jpg

Ecrire un commentaire
Voir les 0 commentaires
Samedi 19 mai 2012 6 19 /05 /Mai /2012 18:21

blog-085.jpg

J'arrive pas à venir à bout des 3 livres que j'ai acheté dernièrement-j'en parlerai plus tard de ces livres- ça commence à me stresser bien comme il faut (quand je ne lis pas assez ou trop lentement ça me stresse) j'arrive même pas à les commencer en fait, parce que pendant ce temps, on m'en prête d'autres et puis j'ai acheté des tonnes de magazines, c'est n'importe quoi d'ailleurs, je vais pouvoir aller en distribuer chez les voisins. Et puis il y a tous les films que je veux voir au ciné, là je reviens de la projection de "L'enfant d'en haut", très tendre mais triste, allez plutôt voir "We bought a zoo" parce que ce film est un vrai rayon de soleil (et Matt Damon est canon, en plus!). Il y a aussi les DVD dont je n'ai même pas encore déchirer l'emballage, ah oui le logiciel Pola que je veux installer et les super encyclopédies de photographie de mes parents que je voudrais creuser un peu, les émissions qui passent trop tard le soir, comme hier sur Erin Brockovich, les séries qui s'achèvent (Grey's, ...), et puis tous ces articles qui parlent de Cannes, de la sortie de Sur la Route et de Marylin parce que cette année c'est les 50 ans de sa mort. Ah et lundi soir, il y a LE docu que j'attendais depuis un bout de temps: Céline Dion, 3 Boys and a New Show. Donc ce soir-là, c'est même pas la peine de me chercher, je serai aimantée à ma télé à 20h35 pétante.

Ecrire un commentaire
Voir les 0 commentaires
Jeudi 17 mai 2012 4 17 /05 /Mai /2012 16:00

desperate-housewives-finale-poker-game.jpg

Voilà. C'est fini. Elles nous ont quitté dimanche dernier avec un double épisode. 24h après la diffusion américaine, je me suis bien installée, j'avais une espèce de gâteau industriel à portée de main pour noyer mon chagrin, j'étais prête à dire aurevoir.

C'est un final très fidèle à la série. Grinçant, drôle, touchant. Le dénouement de l'intrigue va finalement se faire grâce à l'amitié, qui est placée au centre de cette fin de série. La définition selon laquelle un véritable ami est celui qui vous aide à "cacher le corps" prend tout son sens dans cette saison 8 et particulièrement dans ces derniers épisodes. Et c'est en ça que l'amitié des 4 femmes a atteint un point culminant. C'est peut être là une des raisons pour lesquelles la série devait s'arrêter. Après ça, qu'est-ce que Gabrielle, Lynette, Bree et Susan auraient pu vivre de plus extrême? Rien sans doute. Elles ont fait le tour de leur amitié et on a fait le tour de la série. 

Le créateur, Marc Cherry, avait dit s'être inspiré de Six Feet Under lors du début de l'écriture de Desperate. On le ressent beaucoup sur les images finales du tout dernier épisode. D'une certaine manière, j'y ai vu comme une forme d'hommage à Six Feet.

Ces dernières images nous offrent quelques instants de grâce, on sent vraiment que c'est la fin. Tout est là. La vie et la mort, l'amour, la séparation, les relations, ce petit côté "life goes on"... Les choses essentielles sont dites. Un bilan rapide de l'état des relations et chacun part de son côté. Les personnages. Et le public.

Et puis il y a cette petite touche finale, qui représente tellement bien l'esprit de Desperate Housewives et qui nous fait dire "Merde! Mais qu'est-ce qu'elle cache dans cette boîte?" On ne saura jamais et c'est temps mieux, la série a fait son temps, on aura pas eu le temps de s'en lasser et c'est une très bonne chose.

Par contre ceux qui disent que c'est la meilleure fin d'une série n'ont pas dû voir celle de Six Feet Under. Je ne m'en suis toujours pas remise.

desperate.jpg

Ecrire un commentaire
Voir les 0 commentaires

who the hell are you ?

Shanghai 2012 28126 ans, des études d'anglais et de chinois à Aix en Provence, une expatriation à Pékin, un retour en France, des jobs par-ci par-là, une installation dans un petit chez moi, rempli de bouquins et d'objets divers, actuellement un travail, en fait plusieurs, et en projet, une formation dans le social.
j'aime par dessus tout dénicher un tas de trucs sur tout, cinéma (en VOST toujours!), livres, art, déco, vintage, photographie, voyages sont des mots qui me parlent. petits péchés mignons? les séries tv (surtout Twin Peaks), le café noir (sans sucre) et le sirop d'érable.

votez-pour-mon-blog.png

je lis

blog-050.jpg

obsession

mad men

  • Flux RSS des articles

rechercher

 
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés